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Haïti ne cesse de sombrer dans le chaos depuis l’assassinat de l’Empereur, qui portait une vision et un projet politique viable, capable de placer le pays sur les rails du développement. Malheureusement, ceux qui prônaient l’extermination l’ont abattu pour nous conduire à la situation actuelle : un pays qui ne signifie plus rien pour personne, sinon pour les mercenaires qui l’ont traîné dans la boue de la honte. Ces derniers se réjouissent de cette crise lamentable qui favorise leur seul et unique objectif : le gain économique et l’argent facile.

L’anéantissement du pays est l’œuvre d’un prétendu secteur économique agissant avec la complicité de la classe politique. Cette dernière, dépourvue de vision et de projet capable d’assurer une gouvernance éclairée tournée vers le bien-être collectif — pourtant l’essence même de la politique — ne fait que nous enfoncer davantage. Cette situation complexe nous interpelle : nous devons questionner ces acteurs sur l’absence de leurs projets d’une part, et analyser l’impact de leurs ajustements d’autre part, afin de dégager des perspectives d’avenir pour nous en sortir.

La vision et le projet politique : piliers de la gestion de la Cité

La politique, en tant que discipline, doit s’inscrire dans une dynamique de vision et de projet garantissant le bien commun. La vision implique une conception claire de l’État et de la société, notamment le rôle de la puissance publique dans l’économie, l’éducation et la justice. Ces idées, discutées au sein d’une organisation, aboutissent à un consensus pour la conquête et l’exercice du pouvoir. C’est là l’essence d’un parti politique : une idéologie et un programme.

Cependant, en Haïti, nous constatons le contraire. Fonder un parti politique est devenu une simple formalité où deux ou trois individus se regroupent dans l’unique but de s’asseoir à la table des négociations. Leur finalité n’est que l’obtention d’un ministère ou d’une direction générale pour s’enrichir au détriment de la collectivité. Cette pratique, couplée à des manœuvres malsaines telles que l’assassinat, l’enlèvement d’adversaires politiques et l’allégeance à une oligarchie déstabilisatrice, constitue l’ossature de la classe politique traditionnelle haïtienne.

Dans de telles conditions, les résultats actuels — insécurité, corruption, absence d’élections — étaient prévisibles. Les ambitions de ces individus se résument au profit, peu importe le prix humain. Ainsi, la gestion post-1986, loin de redresser le pays, n’a fait qu’accentuer le chaos et le désespoir.

L’ingérence internationale et la souveraineté

Aucun pays ne peut vivre en autarcie dans un monde interconnecté. Toutefois, chaque nation doit s’efforcer de trouver des partenaires internationaux dans le respect mutuel de la souveraineté. La stabilité interne est le meilleur rempart contre l’ingérence. Or, les luttes intestines en Haïti offrent aux puissances occidentales un droit d’ingérence dans notre gestion interne.

L’incapacité de nos dirigeants actuels à s’unir sur le minimum vital — la stabilité — facilite cette intrusion étrangère. Dans ce contexte, la bonne gouvernance est jetée aux oubliettes, laissant place à une insécurité programmée, à la corruption et à une misère abjecte.

Un espoir de renouveau

Néanmoins, il y a lieu d’espérer. On observe de jour en jour l’implication de jeunes citoyens porteurs de visions et de projets capables de sortir Haïti du chaos, de garantir le bien-être collectif et de restaurer notre souveraineté nationale.

Haïti doit s’en sortir, mais cela exige que les honnêtes gens, les citoyens crédibles et les patriotes cessent d’être de simples spectateurs pour devenir des acteurs du changement.

Liberté ou la mort ! Haïti ne périra pas !

Samedi 7 février 2026 – MERCILUS Frantz, citoyen engagé – frantzmercilus@gmail.com  Tel. 41493942